Les baignades biologique V
Différences entre baignades biologiques et piscine abiotique
Points de comparaison |
Piscine abiotique |
Baignades biologiques |
Au niveau du biotope |
Milieu stérile |
Milieu vivant |
Utilisation en baignade |
Couverte : toute l’année Non couverte : quelques mois de l’année suivant météo |
D’office non couverte et de ce fait utilisable en baignade quelques mois sur l’année suivant météo |
Profits en dehors de la baignade |
Aucun |
Espace paysager aquatique profitable toute l’année. Lieu de vie convivial. |
Intégration dans l’environnement |
Même s’agissant d’une construction de qualité, s’intègre difficilement dans l’environnement paysager |
Intégration totale |
Maillage écologique |
Rupture avec le milieu environnant |
Participe au maillage écologique |
Coût de construction |
On peut estimer que le niveau des coûts est identique. Dans les deux cas, il y en a pour toute les bourses |
Identique |
Entretien de l’eau |
Coûteux et permanent : requiert l’utilisation produits biocides pour la désinfection |
Si conçu par des professionnels compétents : quasi-nul. Le biotope se régénère naturellement |
Entretien des structures |
Utilisation de robots et autres aspirateurs pour maintenir la baignade propre |
Zone de baignade : idem, sauf pour les adeptes du « tout naturel ». Autres zones : petit entretien des plantations |
Matériel technique |
Nécessite un matériel technique important : chambre technique,pompes, filtres… |
Une seul pompe peut suffire. Mais certains constructeurs préconisent des filtres et autres matériels techniques |
Système hydraulique |
Hydraulicité mixte souvent sophistiquée |
Variable selon le type de construction |
Système de chauffage |
Accepté. Divers techniques existent |
Contrairement aux idées reçues, une baignade biologique peut être chauffée (précautions à respecter cependant) |
Eclairage |
Oui (respect des normes) |
Idem |
Consommation d’eau |
Uniquement évaporation de surface sauf si chute d’eau (débordement, cascade…) Réajustement obligatoire avec de l’eau de distribution |
Evaporation plus importante due à la circulation des eaux (rivières, cascades, jets d’eau…) + consommation par les plantes. Divers réajustement possibles : eau de distribution, de pluie, captage. |
Consommation électrique |
Importante : les pompes piscines sont énergétivores |
Dépend du type de pompe |
Aspects bactériologiques et virologiques |
Les défenseurs de ce type de piscine prétendront que le milieu est stérile et donc exempt de présences bactériennes et virales. L’actualité prouve le contraire. Les maladies nosocomiales nous rappellent que désinfection ne veut pas dire stérilité absolue, bien au contraire. La virulence des micro-organismes dans ces milieux est souvent exacerbée |
Dans une baignade biologique bien conçue, la présence de pathogènes est infime et, dans tous les cas, dans des limites acceptables voire légales. La compétition naturelle permanente entre pathogènes et non pathogènes et organisée de manière à favoriser ces derniers. De plus, l’utilisation d’un stérilisateur UVc lèvera les dernières craintes définitivement |
Effets secondaires |
Les biocides utilisés ont des effets secondaires sur la santé notamment ceux à base de chlore. Il suffit d’observer après un bain prolongé l’état de la peau, la rougeur des yeux et surtout en piscine couverte, les effets néfastes sur les voies respiratoires |
Aucun effet secondaire |
Mesure de sécurité enfant |
Indispensables et obligatoires |
Indispensables |
Administration/Imposition |
Oui |
Non à condition de respecter les normes de classement en étang |
3/ Définition de la baignade biologique
Encore assez peu reconnu en France à l’exception de l’Est, il convient d’expliquer brièvement le principe de fonctionnement afin que notre client sache avant dans quoi il se lance car l’entretien de cet espace, s’il n’est pas réalisé par « La Jungle Aquatique » dépendra de cette connaissance fondamentale.
L’écosystème « baignade biologique », tout particulier qu’il soit, se décrit selon des lois communes de l’écologie scientifique. Première distinction à opérer, cet écosystème associe une biocénose – un ensemble d’êtres vivants : bactéries, végétaux, animaux…- à un ensemble de constituants physiques (eau, sédiments…) et de conditions plus ou moins stables (température, degré d’acidité…) qu’on désigne comme le biotope. Le biotope est en quelque sorte une scène où les organismes de la biocénose ont place d’acteurs…