REFERENCE NATURE - AJICONCEPT

Conception de la piscine écologique

a) Historique

En 1999, suite à plusieurs orages extrêmement violents, mon jardin et ma maison ont été inondés par des coulées de boues provenant des champs situés à l’arrière de mon terrain. J’ai donc décidé de créer une digue bordant les champs afin de me protéger d’éventuelles inondations. Pour ce faire, j’ai creusé un étang et les terres ainsi récupérées ont permis l’aménagement de cette surélévation. Heureusement, un voisin transporteur disposait d’une puissante grue de chantier.

La terre étant relativement argileuse, j’ai constaté que l’eau stagnait et s’infiltrait difficilement. J’ai dévié toutes les gouttières de l’arrière de la maison et j’ai amené les eaux pluviales vers l’étang dont la profondeur avoisinait les 140 cm. Durant 4 années, la mare était remplie totalement 9 mois par an.


Durant les mois de juillet, août, septembre et parfois octobre, le niveau baissait de +/- 50 cm et je devais faire un apport d’eau à partir d’un puit naturel. L’été 2003 a été particulièrement sec et le niveau d’eau est alors descendu très bas. Il ne restait que quelques dizaines de centimètres. J’ai donc envisagé la pose d’une bâche et la réalisation d’une piscine écologique. Profitant d’un automne doux et surtout sec, j’ai loué un « bobcat » afin d’éliminer les plantes aquatiques (iris, nénuphars…) qui s’étaient particulièrement bien développées. J’ai également creusé les deux bassins de filtration.

Profitant de la déclivité due à l’établissement de la digue en 1999, j’ai pu créer une pente naturelle entre le premier bassin de filtration (celui que j’appellerai le bassin supérieur),le second que l’on nommera le bassin inférieur et la piscine écologique.
Voilà en bref, l’historique de la création de la piscine écologique.
Venons en maintenant au matériel et à son coût.

b) Le matériel, son coût et sa mise en œuvre

- Bâche EPDM : en donnant de nombreux coups de téléphone, j’ai réussi à l’obtenir à 6,5 euros le mètre carré. Il a fallu passer commande car la dimension demandée était de 15 m sur 11. Par contre, pour les deux bassins de filtration, la bâche en 4 mètres de large était disponible en magasin. J’en ai acheté 14 mètres. 
Au total, c’est donc le poste le plus cher : 
15 X 11 m et 14 X 4 m = 221 mètres carrés à 6,5 euros soit 1436,5 euros.

- Feutre de protection : il coûte 1,2 euros le mètre carré. Il en fallait également 221 mètres carrés. Soit 264 euros. Il se vend en rouleau de 2 mètres de large sur 20 mètres de long.

- Pompes : 2 pompes ont été installées en profondeur (débit de 3000 et 5500 litres/heure) et une pompe vide-cave en surface. Prix total : le budget pompe(s) est relativement important car il faut du matériel agréé, sécurisé et aux normes en matière de piscine !

- Tuyau souple et annelé noir : prix : 50 cents le mètre courant : 30 mètres ont été nécessaires : soit 15 euros.

- Colliers de serrage inoxydables (du moins on l’espère !) : 10 euros.

- Clapet anti-retour, tuyauterie PVC, raccords rapides de type pompier : 30 euros.

- 10 mètres de drain : 30 euros.
- 10 billes de chemins de fer : 200 euros, 
- Câble électrique, prises étanches et matériel électrique : 70 euros
- Pierres de lave : 1000 kg : 80 euros
- Cailloux : 20 euros.
- Filet anti-feuille, tendeurs et câbles : 100 euros
- Location bobcat - une journée : 140 euros.

Le total des dépenses pour la réalisation de cette piscine revient donc à 2400 euros + le budget pompe(s). Prix indicatifs en 1999-2000.
Outre ces achats, j’ai également réalisé une terrasse en bois tropical.

c) Pose et réalisation

Après avoir vidé l’étang naturel de toutes les plantes à l’aide du bobcat, j’ai stocké quelques pieds et souches de plantes aquatiques que je désirais réintroduire dans les futurs bassins de filtration.
J’ai également retiré la vase accumulée.
Le bobcat a servi à creuser les deux bassins de filtration.
J’ai passé beaucoup de temps à ramasser les cailloux, à égaliser le terrain, à retirer les racines, à consolider les berges…

Pour créer des « escaliers », et conserver le niveau, j’ai utilisé des billes de chemin de fer placées sous la bâche.

Dans le fond du bassin, j’ai creusé deux emplacements d’1 mètre carré sur 30 cm de profondeur destinés à accueillir les deux pompes. 
J’ai installé les couches de feutre en les chevauchant légèrement.

Il faut savoir que la bâche pèse 1 kg par mètre carré. Lors de l’achat en magasin, un Clark l’a déposé dans ma remorque. Arrivé à domicile, il a fallu l’amener à pied d’œuvre et être 5 pour la soulever et la placer(160 kg). Vous aurez donc besoin de main d’œuvre !

Dans le fond du bassin, la bâche a épousé les deux emplacements des pompes.
Sur les bords intérieurs de ceci, j’ai déposé des parpaings sur lesquels j’ai posé des dalles de béton (bordure) entre lesquelles j’ai laissé un espace d’environ 1 cm. Cela permet à l’eau d’y entrer mais pas les déchets volumineux.

J’ai ensuite placé les pompes et commencé le remplissage en veillant à tendre régulièrement la bâche.

Dans le premier bassin de filtration, les tuyaux des pompes ont été raccordés à un drain de 3 mètres déposés dans le fond du bassin, recouvert d’un tulle.

J’ai ensuite versé plusieurs centaines de kilos de pierre de lave. L’eau arrive donc par le dessous et est obligée de traverser les pierres de lave pour s’écouler dans le second bassin de filtration.

Les plantes ont été débarrassées de la terre et de la vase. Elles ont été plantées, racines nues, dans les pierres de lave. J’ai respecté les profondeurs de plantation. 
J’ai prévu un trop-plein que j’ai raccordé à un drain qui plonge dans le sol.